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Micmacs

Avant l'arrivée des Européens, les membres de la Confédération Wabanaki, les Souriquois, aujourd'hui nommés les Micmacs, occupaient la Nouvelle-Écosse, l'Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la partie sud de la péninsule gaspésienne. En 1611, le père Pierre Nilard en dénombrait environ 3 000 en ces lieux.

Peuples nomades, les Micmacs vivaient surtout des activités traditionnelles de chasse, de pêche, de trappe et de cueillette de petits fruits. Étant donné leur mode de vie, ils cons­truisaient leur wigwams de manière à pouvoir les transporter aisément d'un lieu à l'autre.
Au XVIe siècle, les Micmacs sont l'un des premiers peuples à entrer en contact avec les Européens. À titre d'intermédiaires, ils tenteront de tirer profit de la traite des fourrures entre les Européens et les nations situées plus à l'ouest.

Comme toutes les autres nations autochtones d'Amérique, une très grande partie de la population sera décimée par les maladies contagieuses attrapées au contact des Européens. L'arrivée des missionnaires européens, au début du XVIIe siècle, transformera le mode de vie des Micmacs. Dès 1624, ce peuple délaissera progressivement ses valeurs spirituelles et culturelles au profit de la religion et du mode de vie européens.

À la suite de leur victoire sur les Français en 1763, les Anglais de la Nouvelle-Angleterre s'installeront en grand nombre dans la région atlantique. Le gouvernement britannique tentera de faire des Micmacs des agriculteurs et ces tentatives de sédentarisation échoueront. Malgré tout, les Micmacs deviendront une main-d'œuvre bon marché dans les domaines du transport et de la foresterie au détriment de leurs activités traditionnelles, ce qui entraî­nera des modifications socio-culturelles importantes pour leur nation.

On dénombre aujourd'hui 15 000 Micmacs dans les Maritimes. Au Québec, plus de 4 300 Micmacs résident à Listuguj (Restigouche), à Gesgapegiag (Maria) et dans la région de Gaspé.

De nos jours, la pêche au saumon est toujours pratiquée par les Micmacs et cette activité est devenue un facteur de développement économique important pour cette nation. Ainsi, la communauté de Gesgapegiag s'est associée à des propriétaires riverains pour former, en 1982, la Société de gestion du saumon de la Grande rivière Cascapédia qui organise des séjours de pêche pour les amateurs. Nous retrouvons également la coopérative d'artisanat micmac de Gesgapegiag, une coopérative florissante aux États-Unis. Plusieurs réalisations du peuple micmac ayant pour but de résoudre certains problèmes sociaux au sein de leurs communautés sont dignes de mention: la création d'un centre de désintoxication situé à Gesgapegiag, un centre d'accueil pour les jeunes en difficulté et un centre d'hébergement pour les femmes victimes de violence, tous deux à Listuguj. Listuguj et Gesgapegiag sont aussi deux communautés d'affaires dynamiques.