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Cris

Les Cris constituent le plus important groupe de la famille linguistique algonquienne du Canada. Ils sont présents en Saskatchewan et au Manitoba, bien que la majorité des Cris vivent en Ontario (plus de 13 000) et au Québec (plus de 12 000).

Leur présence au Québec remonte au tout début de l'occupation humaine du territoire québécois, où ils exploitaient les ressources fauniques et halieutiques des côtes de la Baie d'Hudson et de la Baie-James. Ils forment de petits groupes de nomades se nourrissant principalement de gibier (original, caribou, oie sauvage) et de poisson. Ces terres peu fertiles, au climat rigoureux, ne se prêtent guère à l'agriculture. En contrepartie, le gibier abonde et, à cause du froid intense, la fourrure est d'une qualité exceptionnelle; elle a tôt fait d'attirer les marchands européens en dépit de l'éloignement.

Les premiers contacts avec les Européens ont été établis dès 1610, lors des explorations d'Henri Hudson. Le commerce des fourrures prend alors son essor avec la fondation de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui obtient, en 1670, le monopole de ce commerce sur un territoire de 13 millions de kilomètres carrés. Les marchands français livrent toutefois une concurrence féroce aux marchants Anglais: ils s'installent en amont des grands cours d'eau et achètent les fourrures avant qu'elles n'atteignent les postes de la Compagnie, situés près de la côte. Cette lutte ne semble pas déranger les Cris, qui traitent aussi bien avec les marchants Anglais qu'avec les Français.

La seconde vague de contacts se fait avec des missionnaires qui s'installent sur leurs territoires au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

Dans les années 1950, le gouvernement fédéral entame la colonisation du nord québécois et impose la Loi sur les Indiens aux communautés cries. Jusque là, le mode de vie des Cris n'avait guère changé mais avec l'instauration de l'école obligatoire, la construction d'habitations permanentes et le déclin du prix des fourrures, le mode de vie des Cris fut secoué drastiquement.

Ce sont toutefois durant les années 1970 que les changements les plus importants se produiront pour les Cris comme pour les Inuit. En 1975, dans la foulée des grands projets hydroélectriques du gouvernement québécois, les Cris signent la Convention de la Baie James et du Nord Québécois conjointement avec le gouvernement fédéral et provincial. En échange d'importantes concessions ter-ritoriales, ils obtiennent une compensation monétaire, ainsi que des droits et des pouvoirs consignés dans la Convention de la Baie James et du Nord québécois (CBJNQ). Ce fut la première convention du genre signée en Amérique du Nord entre des instances gouvernementales et autochtones.

La Convention de la Baie-James détermine le régime des terres de catégorie I (les villages) et celles de catégorie II (les territoires de chasse exclusifs). Elle accorde des pouvoirs administra­tifs aux Cris et définit les institutions autorisées à les exercer par la création de nouvelles structures telles l'Administration régionale crie, le Conseil régional de la santé et des services sociaux cri, l'Office de la Sécurité du revenu des chasseurs et piégeurs cris, la Commission scolaire crie.

Le Grand Conseil des Cris, mis sur pied avant la signature de la CBJNQ, demeure l'organisme politique représentant les Cris auprès des gouvernements. L'Administration régionale crie gère les services et programmes offerts aux collectivités tels l'habitation et l'environnement.

Les communautés cries ont connu des changements drastiques, notamment dans les secteurs sociaux, du transport routier et aérien, de la construction, du tourisme, etc. ce qui ne remet pas en cause le mode de vie traditionnel, car la plupart des membres des communautés cries du Québec vivent encore des activités traditionnelles reliées à la chasse la pêche et le piégeage, ainsi que des ressources de la faune et de la flore.